Travel in Happiness

Le carnet de Voyage de T&L

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Notre cabane au Canada – Nuits et jours 7, 8 et 9. Enfin, la fin !

Jour 7, Nuit 7, Dimanche 3 août
Nous commençons la journée avec un petit amuse bouche : nous partons observer les saumons qui remontent la rivière à Matane. Il y a un système de vitres qui permet de les regarder monter quelques étages.

C'était bizarre de voir des filets nager !

C’était bizarre de voir des filets nager !

Il y avait quelques beaux spécimens, mais nous n’avons pas perdu trop de temps ici. La vraie activité de la journée nous attendait : comme les parcs nationaux des États-Unis et leurs animaux nous manquaient un peu, on a remis ça au Québec ! Au menu du jour : la réserve faunique de Matane.

Les beaux paysages de la réserve

Les beaux paysages de la réserve

C’est l’endroit de la région le plus réputé pour observer l’orignal (l’élan). Nous voulions faire l’activité « Safari photo à l’orignal » qu’il est préférable de réserver. Comme nous n’avons plus de téléphone fonctionnel, on se rend directement sur place. Une fois à l’entrée, on réserve pour 18h le soir même. Le lieu de rendez-vous pour le safari se situe à l’autre bout de la réserve. Comme il y a d’autres choses à voir sur place, nous avons décidé d’y aller immédiatement. Il a pour cela fallu rouler 1h (42 km) sur des chemins de terre et de graviers. Notre voiture s’est aussitôt transformée en bac à sable géant.
Une fois sur place, nous louons un kayak pour le reste de l’après midi. Là, on nous laisse se débrouiller : « voici vos pagaies et vos gilets de sauvetage. Le kayak est là bas. À tout à l’heure ! ». Nous avons réussi à mettre le kayak à l’eau et à embarquer sans trop de difficultés. Bon en fait on s’y est pris à deux fois. Après notre première installation, on s’est aperçu que le kayak laissait rentrer pas mal d’eau. En deux minutes, on était trempés ! On a donc décidé de laisser à quai tous les objets qui craignaient, avant de démarrer pour de bon.

Nous avons donc embarqué et nous nous sommes retrouvés seuls au monde sur un lac de plus de 2 kilomètres de long. C’était incroyable d’être là, dans un tel silence, seuls face à la nature.

Après en avoir pris plein les yeux et s’être bien mouillés le derrière pendant près de 3H, nous nous changeons et montons dans une navette pour le safari. On va vous faire un résumé court : c’était génial ! On a vu plein d’orignaux, dont un magnifique mâle.

Une femelle orignale

Une femelle orignal

Et juste après le mâle, au milieu de la route

Et juste après le mâle, au milieu de la route

Lorsqu’il n’y en avait pas, les paysages se chargeaient du spectacle, bien aidés par le coucher de soleil.

Le safari a duré 3H, soit plus ce que nous avions prévu. Il était trop tard pour nous rendre au camping que nous avions choisi pour la soirée. Nous avons dû improviser : retour au camping de la veille et réveil à 5H00 pour arriver à notre prochaine destination à l’heure. Il faut dire que la randonnée prévue pour le lendemain est limitée au niveau des horaires. Pourquoi ? Vous allez vite le savoir.
Nous sommes finalement arrivés au camping vers 23H, sans avoir à manger. La décision est vite prise McDo et nouvelle nuit dans la voiture. On commence à êtres habitués !

Le camping était juste à côté d'une ferme

Le camping était juste à côté d’une ferme

Jour 8, Nuit 8, Lundi 4 août
Départ matinal en direction du parc national de la Gaspésie. Il faut être avant 9H dans le parc alors que nous avons plus de 2 heures de route. Pourquoi arriver si tôt ? C’est parce que nous voulons monter au sommet du mont Jacques Cartier. Pour faire cette randonnée, impossible de prendre sa voiture jusqu’au bout. Il faut prendre la navette qui vous emmène au départ du chemin de randonnée et il n’y en a qu’une : départ à 9H, retour depuis le sentier à 16H. Si les horaires sont rigides, c’est que cette randonnée est en plein milieu d’une réserve de Caribous !
En ce moment, ils font leurs réserves de nourritures pour l’hiver, il faut donc leur laisser du répit. Du coup, il est obligatoire de ne pas être sur ce sentier entre 10H et 16H. Il y a un ranger au sommet qui vérifie que tout le monde prend le chemin du retour à 14H30 au plus tard.
Il faut dire que dans cette zone, le caribou est dans une situation préoccupante : nous sommes passés de 250 bêtes à moins de 120 en l’espace de 25 ans. Rassurez-vous, dans le grand nord canadien le caribou n’est pas en danger ! Lire la suite

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Notre cabane au Canada – Jours 4, 5 et 6, Nuits 4, 5 et 6 aussi par contre on a deux jours de retard en plus le titre est trop long et ça devient n’importe quoi !

Jour 4, Nuit 4, Jeudi 31 juillet
On nous annonçait de violents orages depuis notre départ, mais on y avait toujours échappé. Cette fois pas de miracle : on a eu le droit à de beaux orages toute la journée. Heureusement on a quand même eu le temps de replier notre tente au sec. Nous avons fait un saut sur la plage du camping et nous avons repris notre route en direction de Tadoussac. En chemin, nous nous sommes arrêtés à Saguenay et Chicoutimi pour admirer le fleuve Saguenay. Comme la pluie était trop forte, on a passé une partie de notre après-midi à… McDonald’s ! Et oui, pour 1,15$ (le prix d’une boisson pendant l’été) vous avez le droit à un endroit chaud, un accès internet en illimité, des toilettes propres et bien entendu à boire, aussi en illimité. On en a profité pour rechercher nos futurs campings, en réserver quelques uns et avancer notre blog.

Le Saguenay

Le Saguenay

Ensuite, nous avons repris la route pour Tadoussac. Nous y sommes déjà allés il y a quelques temps, mais nous vous raconterons ce séjour plus tard.
Nous sommes donc arrivés sous une pluie battante au camping. Nous sommes allés nous acheter à manger en espérant que la pluie se calme pendant ce temps. Malheureusement ce ne fut pas le cas. Nous avons donc décidé de dormir dans la voiture, pour garder nos affaires au sec. Croyez-le ou non, on a super bien dormi !

Attention ! L’image cachée derrière ce lien peut heurter la sensibilité des plus jeunes. Éloignez les enfants et cliquez à vos risques et périls.
Je suis majeur, montre-moi la photo
Je suis mineur, j’ai peur

Jour 5, Nuit 5, vendredi 1er août
Au camping de Tadoussac, nous avions un emplacement « avec vue ». Malheureusement le soir, nous n’y voyions pas à 2 mètres. Par contre au réveil… WAOUH !

La vue depuis notre emplacement. Pas mal, non ?

La vue depuis notre emplacement. Pas mal, non ?

Le spectacle était grandiose et le soleil naissant promettait une bonne journée. Nous nous sommes rendus au Cap de Bon-Désir, un lieu où l’on peut observer des baleines depuis la rive (car l’eau y est très profonde). À peine arrivés, une baleine s’est montrée devant nous, à 15 mètres du bord. On a pas eu le temps de la prendre en photo, mais c’était incroyable à voir.
Nous sommes restés sur places plusieurs heures, mais avec moins de chance. Il y a bien eu une tête de phoque de temps en temps, mais c’était un jour calme au niveau des observations. Une baleine bleue a été observée ici il y a quelques jours, mais elle ne s’est pas montrée pour nous. Peu importe, la vue était sublime et nous y serions de toute façon restés des heures, baleine ou pas.

Le cap de Bon-Désir, où vous pouvez vous installer pour contempler les animaux marins

Le cap de Bon-Désir, où vous pouvez vous installer pour contempler les animaux marins

Après une petite promenade sur les rochers, nous avons de nouveau pris la route. Direction Baie-Commeau, petit ville plus au nord du Québec. Après 5 jours sur les routes, les besoins vitaux se sont faits plus pressants. Nous sommes donc allés acheter de quoi se faire un petit apéro : Pringles et White Zinfandel de Californie (Hey !! What Did You Expect ?). Les quelques gouttes de pluie qui sont tombées ce soir là n’ont pas calmé nos ardeurs et nous avons quand même monté la tente. D’ailleurs, depuis que nous avons acheté des sacs de couchage pour lutter contre le froid, et bien… Il fait chaud. C’est même parfois ce qui nous réveille !

Un bel Apéro-repas-picnic

Un bel Apéro-repas-picnic

Jour 6, Nuit 6, Samedi 2 août
Au programme, visite de Baie-Comeau. Par contre notre téléphone ne passait plus, donc il a fallu improviser pour trouver des activités. Après un petit tour le long du fleuve Saint-Laurent où nous avons regardé le paysage évoluer au fil de la marée, nous sommes tombés sur le Festival de la bière. On ne pouvait pas passer à côté.

A marée basse, le paysage change complètement

A marée basse, le paysage change complètement

Bières et bretzel, un bien beau mélange !

Bières et bretzel, un bien beau mélange !

Nous avons donc tenté plusieurs dégustations, toujours en petites doses bien évidemment. Nous avons ensuite visité quelques quartiers avec vue sur le fleuve. Il y en a vraiment qui ont des maisons qui valent de l’or avec une vue incroyable.

Le cadre était plutôt sympa

Le cadre était plutôt sympa

Le soir venu, nous avons embarqué sur un Ferry, direction Matane. Le coucher de soleil sur Baie-Comeau était fabuleux. Nous avons mangé à bord et ce n’était pas trop mauvais. Après 2h20 de traversée, direction notre camping du soir. Comme nous arrivions tard (22h30) et que notre expérience de l’autre fois ne s’était pas mal passée, nouveau dodo dans la voiture. Ça évite de monter la tente pour seulement quelques heures.
Bon cette fois on a un peu moins bien dormi, mais on s’est quand même beaucoup moins embêté le lendemain matin.

Coucher de soleil sur Baie-Comeau

Coucher de soleil sur Baie-Comeau

La suite, on vous la raconte demain !

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Une semaine en Ontario – Partie 2 : Les chutes de Niagara !

Arc en ciel sur Niagara Falls

Arc en ciel sur Niagara Falls

Après notre visite d’Ottawa, nous sommes partis en direction des chutes du Niagara. Nous avons fait une première étape à Toronto, mais nous y reviendrons plus tard car nous nous y sommes également arrêtés au retour.

Donc, direction les fameuses chutes du Niagara. Notre arrivée en soirée a été un peu agitée car nous avons atterri dans un hôtel très sale, où ils ne trouvaient pas notre réservation et où les chambres non-fumeurs sentaient tellement la cigarette qu’on ne pouvait pas y respirer. Pour couronner le tout, l’équipement normalement fourni (à savoir micro-onde et frigo) était absent. Après avoir demandé à changer de chambre et en avoir visité 2 autres encore plus pourries, on nous a gracieusement proposé la « suite royale » de l’hôtel. Elle ne sentait pas mauvais, semblait propre, avait bien frigo micro-onde et en bonus, il y avait un jacuzzi en plein milieu de la chambre !
Seulement, après s’être installés dans la chambre, on a découvert qu’il n’y avait pas de miracles : elle était à l’image du reste de l’hôtel.
Au menu : des araignées de partout, des ampoules absentes ou qui ne fonctionnaient pas (pas de lumière dans la sale de bain ? Pas grave, le propriétaire nous a conseillé de brancher la lampe de chevet sur le lavabo !)…
On s’est dit qu’il ne fallait pas faire les difficiles car nous ne restions que 2 nuits et que l’hôtel n’était pas très cher. D’autant plus que comme ils ne trouvaient pas la réservation, ont a payé la chambre encore moins cher que prévu. Et puis, on avait un Jacuzzi rien que pour nous ! Enfin… presque : on pouvait le mettre en route, mais il n’y avait pas d’eau pour le remplir ! De toute façon Liloo ne voulait même pas tenter d’y mettre les pieds 🙂
Encore un petit bonus : le matin, au moment de prendre le petit déjeuner, le propriétaire de l’hôtel nous a amené deux bols avec deux cuillères, dont une avec une crotte de souris en plein milieu !
Il y avait un choix immense d’hôtels alors maintenant vous saurez, évitez le Caravan Inn.

Ces mésaventures passées, nous sommes allés dès le lendemain matin sur le site des chutes. Il faut savoir que les qu’elles sont situées à cheval sur 2 villes : Niagara Falls, en Ontario, du côté Canadien et… Niagara Falls, dans l’état de New York, côté américain.
Si l’on parle des chutes du Niagara, c’est parce qu’il y en a 3 :
– Horseshoe Falls, côté canadien et américain. Avec ses 800 mètres de large et 53 mètres de haut, c’est la plus grande et la plus impressionnante. D’ailleurs, 90% du débit de la rivière Niagara passe par cette chute.
– American Falls, côté américain. Elle fait 300 mètres de large et est moins impressionnante car depuis un éboulement en 1954, il y a de gros rochers en bas qui empêchent de se rendre compte de sa hauteur.
– La dernière, Bridal Veil Falls (le voile de la mariée) est située entre les deux autres, juste à coté d’American Falls. Elle ne mesure que 17 mètres de large, ce qui semble insignifiant à côté des autres.

De gauche à droite : Américan Falls, Bridal Veil Falls et Horseshoe Falls

De gauche à droite : Américan Falls, Bridal Veil Falls et Horseshoe Falls

La ville de Niagara Falls est entièrement organisée pour les touristes. Il y a donc plein de choses à faire : musée de cire, salles de jeux, mini-golf, grande-roue… Sans compter les activités directement liées aux chutes : croisières, films 3D, promenades… Je suppose qu’il y a la même chose côté américain !

Casinos, Bowling... ce ne sont pas les occupations qui manquent !

Casinos, Bowling… ce ne sont pas les occupations qui manquent !

Pour notre part, nous avions réservé un pass permettant de faire 4 activités gérés par les parcs Niagara. En bonus, on avait accès à deux jours de bus sur réseau sillonnant le site et permettant de rejoindre les différents points d’intérêts. Cela nous a permis de laisser la voiture à l’un des nombreux parkings disponibles.
D’ailleurs petite astuce pour les parkings : plus vous vous rapprochez des chutes, plus le prix est élevé. Le parking le plus près des chutes est à $20 la journée. Il y en a un autre à $15 à quelques dizaines de mètres et un autre à $10 que nous avons choisi pour notre première journée. Il est situé au pied de la Skylon Tower, un complexe de loisir de 160 mètres de haut avec un restaurant panoramique au sommet. Ce complexe est à moins de 10 minutes à pied des chutes. Le lendemain, on a trouvé un autre parking, juste avant la Skylon Tower, à $5 la journée. Et en sortant de celui-ci, on en a trouvé un à $4, toujours à moins de 10 minutes. Vous l’aurez compris, c’est rentable de marcher un peu !

Assez de blabla, place aux activités ! Voici le programme :
– Niagara’s Fury, un film sur un écran circulaire de 360° retraçant l’histoire de la création des chutes,
– Journey Behind the Falls, une descente au ras de la Horseshoe Falls côté canadien et dans un tunnel juste derrière celle-ci,
– White Water Walk, une promenade le long des rapides du Niagara après les chutes,
– Hornblower Niagara Cruises, la fameuse croisière au pied des cascades.

On peut dire que toutes ces activités ne se valaient pas. La première que nous avons faite, Niagara’s Fury, n’est clairement pas indispensable. On commence par enfiler un petit poncho en plastique et on s’avance dans une salle où l’on reste debout pendant 5 minutes pour regarder un petit dessin animé narrant l’histoire de la création des chutes. On rentre ensuite dans une deuxième salle entourée d’eau où l’on reste debout face à des barrières en fer pour se tenir. À partir de là, l’écran circulaire diffuse des images des chutes, la plateforme vibre de temps en temps et on vous verse des seaux d’eau sur la tête en ajoutant un peu de brume pour faire plus réaliste. Le tout pendant à peine 4 à 5 minutes.
Honnêtement, ce n’est ni très bien fait ni très intéressant. S’il y a quelque chose à ne pas faire à Niagara Falls, c’est bien ça !

Le même jour, nous sommes allés à Journey Behind the Falls. De nouveau, on a enfilé un poncho et un ascenseur nous a emmené 46 mètres plus bas afin d’observer la chute de très près. On se rendait bien compte de la puissance de l’eau et surtout, nous avons pris une bonne douche !

Vous serez très près de la cascade...

Vous serez très près de la cascade…

...mais ça mouille un peu !

…mais ça mouille un peu !

L’activité s’est ensuite poursuivie dans un tunnel qui mène à deux points d’observation juste derrière la cascade. En fait, on ne voit rien à part de l’eau qui coule, mais le bruit et le débit d’eau sont très impressionnants.

N'espérez pas voir autre chose que ça dans les tunnels !

N’espérez pas voir autre chose que ça dans les tunnels !

Pour le reste de la journée, nous avons profité des points de vue gratuits sur les chutes et avons attendu que la nuit tombe pour voir les voir éclairées. Finalement, ce n’était pas exceptionnel à voir et les chutes sont bien plus impressionnantes de jour.

La nuit, les chutes s'éclairent au milieu de la brume.

La nuit, les chutes s’éclairent au milieu de la brume.

Nous avons dû jongler avec les orages toute la journée, mais dans l’ensemble la météo était bonne. Par contre, attendez vous à être mouillés même lorsqu’il ne pleut pas, même au sommet des chutes : des gouttes de brume générées pas les cascades retombent à plusieurs dizaines de mètres aux alentours. Un vrai brumisateur géant !

Le lendemain, nous avons fait nos deux dernières activités du programme. Pour la White Water Walk, nous avions un rendez-vous à midi. Malheureusement, personne ne respectant ses horaires, nous avons patienté plus de 30 minutes avant d’avoir le droit de se serrer dans l’ascenseur qui nous conduisait au niveau de la rivière. A partir de là, nous avons pu nous promener le long des rapides pendant une bonne demi-heure.

Les rapides le long de la White Water Walk

Les rapides le long de la White Water Walk

Ça permettait de se rendre compte de l’intensité du courant à cet endroit. Il y a des vagues de près de 5 mètres de haut qui se forment lorsque l’eau heurte les rochers de la rivière. Ces rapides sont classés niveau 6, ce qui signifie qu’ils font partie des plus dangereux au monde et sont considérés comme infranchissables, comme ceux juste avant les chutes par exemple.

L'eau est un peu agitée par ici...

L’eau est un peu agitée par ici…

Mais ça, c’est sans compter sur les intrépides en tous genres qui se sont amusés à traverser les chutes ou ses rapides dans des tonneaux ou autres embarcations de fortune depuis des dizaines d’années. Beaucoup y ont laissé la vie, souvent dans des conditions absurdes. De celui qui voulait sauter les chutes en Jet-ski et atterrir en douceur grâce à son parachute (qui ne s’est jamais ouvert), à celui qui est descendu les bras attachés à son embarcation et les pieds attachés à une enclume (et dont on n’a retrouvé qu’un bras attaché à l’embarcation), les récits ne manquent pas et ont bâti l’histoire et la légende des chutes du Niagara.

Des panneaux racontent les exploits passés des cascadeurs de Niagara

Des panneaux racontent les exploits passés des cascadeurs de Niagara

Nous, on n’a pas tenté l’impossible et on s’est contentés d’embarquer dans un bateau de croisière pour s’approcher au plus près des chutes. Après avoir enfilé un nouveau poncho, on a sauté tout à l’avant du bateau et sommes partis droits vers ces chutes géantes. D’en bas, la perspective est complètement différente et on se rend vraiment compte de la taille de Horsehoe Falls. Ce n’est pas la hauteur qui est impressionnante, mais bien la largeur et le débit. On est restés là une ou deux minutes en ayant juste le plaisir de contempler ce mastodonte de si près. Bon, ne croyez pas que c’était de tout repos : il fallait affronter le vent et l’énorme brume générée par les chutes. On était emmitouflés dans nos ponchos, en train de tenir nos capuches et essayant de laisser dépasser les yeux pour voir quelque chose. C’était vraiment marrant, et assurément la meilleure des activités du pass.

Face au mur d'eau

Face au mur d’eau

Tous (ou presque) emmitouflés au milieu de la brume.

Tous (ou presque) emmitouflés au milieu de la brume.

Pour finir notre journée, on a fait le tour de quelques boutiques souvenirs et avons repris la route, en s’arrêtant près de Niagara Whirlpool, une piscine naturelle creusée par l’érosion et où la rivière Niagara effectue un virage à 90°.

L'eau fait un tour dans cette piscine et repart de l'autre coté

L’eau fait un tour dans cette piscine et repart de l’autre coté

On nous a également conseillé de visiter Niagara on the Lake, petit village au bord du lac Ontario, mais le temps manquait un peu donc nous avons directement rejoint Toronto. Et ça, on vous le raconte bientôt !

 

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Yellowstone National Park – Partie 3/3 : La Faune

On a adoré tout ce qu’on a vu à Yellowstone, mais ce qu’on a préféré, c’était tout ces animaux incroyables en liberté. On peut dire que la liste est longue : des ours, des biches, des wapitis, un élan, des bisons… On a vraiment étés gâtés !

On ne s’attendait pas à voir autant de choses. En fait, on ne savait vraiment pas à quoi s’attendre en venant dans ce parc. Pourtant nous avons étés mis dans le bain dès notre arrivée et même juste avant comme nous l’avons expliqué dans le premier article. Cette omniprésence du bison fait que l’on voit des panneaux d’avertissement assez inhabituels.


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Yellowstone National Park – Partie 2/3 : Les paysages

Yellowstone est un parc vraiment très grand dont les paysages sont d’une incroyable diversité. On trouve de tout : forêts, montagnes, rivières, lacs, déserts, phénomènes géologiques…

Le parc se divise en plusieurs zones qui ont toutes leurs particularités. Le point commun de toutes ces zones ? Les paysages sont toujours magnifiques !
Nous avons commencé notre visite à Yellowstone par les zones volcaniques. Comme nous vous l’avons déjà expliqué dans l’article précédent, les paysages ici sont très lunaires, voir apocalyptiques. Pourtant, ces immensités désertiques sont très belles lorsque l’on est perdu en plein milieu.

Il y a une autre zone qui y ressemble : Mammoth Hot Springs. Ici point de geysers, mais plutôt des grandes formations calcaires. Cela a créé d’immenses « terrasses » aux formes étranges.

Les terrasses de Mammoth Hot Spring

Les terrasses de Mammoth Hot Spring

Dans cette zone, l’eau est très chaude ce qui favorise la prolifération des bactéries avec leurs couleurs caractéristiques.

Toutes ces couleurs marrons sont dues aux amas de bactéries...

Toutes ces couleurs marrons sont dues aux amas de bactéries…

 

... et c'est la même chose pour toutes les autres couleurs !

… et c’est la même chose pour toutes les autres couleurs !

Le lieu offre de magnifiques points de vue sur les montagnes environnantes. D’ailleurs, une bonne partie du parc est en altitude, ce qui fait que certaines ferment l’hiver à cause de la neige.

Nous avons eu la chance que toutes les routes soient ouvertes, mais la neige était encore bien présente. D’ailleurs la dernière route à ouvert seulement quelques jours avant notre passage. C’était un vrai plaisir d’emprunter ces routes en hauteur car à chaque fois les vues sur la vallée étaient à couper le souffle.

La neige était très présente sur les hauteurs

La neige était très présente sur les hauteurs

 

Les paysages se passent de commentaires !

Les paysages se passent de commentaires !

Le dernier jour, nous nous sommes levés tôt (très tôt même) pour tenter de voir encore plus d’animaux. Nous avions même prévu un « petit-déjeuner pique-nique » à prendre dans le parc pour ne pas perdre de temps à l’hôtel. Nous sommes donc arrivés dans le parc juste avant 6h30 et avons ainsi pu voir le soleil se lever. Bon il faisait déjà jour, mais le soleil était encore masqué par la brume très présente dans la vallée.

Encore une fois, le spectacle était fabuleux et voir la nature se réveiller en même temps que nous était une expérience inoubliable. Le parc était incroyablement calme et lorsque nous avons pris la route qui traverse la montagne, nous pouvions voir quelques animaux qui commençaient à s’agiter au fond de la vallée encore déserte de visiteurs.

A chaque fois, on pouvait apercevoir en bas des biches, des wapitis, des bisons...

A chaque fois, on pouvait apercevoir en bas des biches, des wapitis, des bisons…

Au bout de quelques heures dans le parc et après de nombreuses rencontres animalières, nous sommes installés en plein milieu d’un pré pour enfin prendre notre petit déjeuner. Nous étions sur une colline dominant un champ rempli de bisons et d’une espèce d’antilope appelée Pronghorn.
Bon nous étions quand même au delà des distances conseillées par les Rangers, et nous surveillions régulièrement nos arrières pour vérifier qu’aucune bébête ne voulait s’inviter au repas. Honnêtement, je pense que je n’avais jamais pris un petit déjeuner dans de telles conditions. C’était vraiment génial !

Notre lieu de pique-nique, parterre au milieu du pré

Notre lieu de pique-nique, parterre au milieu du pré

 

Notre vue pendant le petit-déjeuner

Notre vue pendant le petit-déjeuner

Pendant trois jours, nous en avons pris plein les yeux car chaque endroit du parc avait son charme. Les paysages sont tellement diversifiés qu’il y a même un grand canyon! Bon il est beaucoup plus petit que celui du même nom que nous avons croisé pendant notre Road Trip, mais il était quand même impressionnant à voir.

Le Grand Canyon de Yellowstone

Le Grand Canyon de Yellowstone

 

Lower Falls, une chute de 94 mètres de la rivière Yellowstone dans le Grand Canyon

Lower Falls, une chute de 94 mètres de la rivière Yellowstone dans le Grand Canyon

D’ailleurs la rivière qui traverse ce canyon est loin d’être la seule du parc ! Il y a de l’eau de partout, et à chaque fois, cela crée de superbes panoramas.
Il faut savoir qu’il est possible de pêcher dans ces rivières. La saison a d’ailleurs commencé pendant notre séjour : du jour au lendemain, les rivières se sont peuplées de pêcheurs !

Un panorama typique de Yellowstone : arbres, eau, montagnes et prairies

Un panorama typique de Yellowstone : arbres, eau, montagnes et prairies

 

Il y a également un très grand lac à l’intérieur du parc. C’est le plus grand lac de montagne d’Amérique du Nord (2357m d’altitude). Malgré sa taille imposante et les sources d’eaux chaudes au fond du lac, il gèle complètement en hiver. Lorsque nous l’avons vu, il y avait encore d’énormes plaques de glace de partout sur le lac. C’était assez incroyable de voir cette étendue glacée à perte de vue.

Il y avait encore énormément de glace sur le lac

Il y avait encore énormément de glace sur le lac

 

Bon en résumé, on a adoré les paysages de Yellowstone. Cependant, ce qu’on a encore plus aimé, c’est la faune incroyable du parc et ça, on vous en parle dans le prochain article !

Et pour finir, la traditionnelle galerie photo !