Travel in Happiness

Le carnet de Voyage de T&L

Par

New Orleans, Lousiana


A partir d’aujourd’hui, nous allons commencer une série d’articles portant sur tout ce que nous n’avons pas eu le temps de vous raconter pendant notre voyage. Ces articles seront sûrement un peu différents car racontés avec plus de recul. Concernant l’ordre ça sera selon nos envies 😉

 

Il a bientôt 5 mois de ça, nous avons passé 2 jours dans la capitale de la Louisiane : La Nouvelle-Orléans.
Cette ville n’a pas de semblable aux États-Unis. On a d’ailleurs l’impression d’être dans un autre pays, à une autre époque.


Nous sommes arrivés en début de soirée et après avoir récupéré la clé de notre « chambre d’hôtel » (nous y reviendrons après) nous avons dû immédiatement ressortir pour se trouver de quoi manger.

On ne va pas vous mentir : on n’était pas à notre place et c’était un peu effrayant. Notre hôtel était situé à seulement 10 minutes de marche du quartier français, le quartier historique et très touristique de la Nouvelle-Orléans. Pourtant, nous étions au beau milieu d’un quartier très pauvre : des SDF de partout dans les rues et devant les magasins, quelques voitures à l’état d’épave, des coins qui paraissaient abandonnés… Visiblement, une partie de la ville ne s’est toujours pas remise de l’ouragan Katrina.
Avant cette catastrophe, la situation n’était déjà pas idéale, la Nouvelle-Orléans ayant toujours souffert de la pauvreté et du racisme. Pourtant, avec Katrina, la ville s’est montrée sous son plus mauvais jour : pillages, bavures policières racistes, émeutes… Je vous invite à vous documenter là-dessus : c’est fascinant et effrayant à la fois.
Parmi les plus défavorisés, certains n’ont toujours pas retrouvé de logement.
Ça fait pourtant 9 ans…

Bref, reprenons notre découverte de la ville !
Nous étions donc partis à la recherche d’un supermarché pour trouver de quoi manger le soir même. Nous nous sommes retrouvés à se balader dans des rues où nous ne devions pas être, loin des touristes et loin de chez nous. On avait pas vraiment d’adresse où aller et les seules personnes que l’on croisait étaient des SDF qui erraient. On allait pas pousser le vice jusqu’à leur demander où s’acheter à manger !
On a donc utilisé Google Map qui nous a tant sauvé la vie pendant notre voyage. Le problème et que nous ne tombions que sur des dépanneurs dont les rayons étaient remplis de bière et de chips… Un peu léger pour un repas. Nous nous sommes donc nous aussi retrouvés à errer dans les rues sans trouver notre bonheur. Après de longues minutes, on a trouvé un fast-food ! Enfin ça c’était selon Google Map. Sauf qu’une fois à l’intérieur, c’était encore un dépanneur ! Petit aparté : c’est fou comme ce mot est devenu normal pour nous ! A chaque fois que vous lisez dépanneur alors qu’on parle des États-Unis, pensez à un bureau de tabac qui vends des chips, de la bière et du lait ! Bref, en regardant mieux au fond du dépanneur, il y avait effectivement un fast-food ! Au menu, cuisine asiatique et burgers à emporter. Encore une fois, on était les seuls touristes, voir les seuls blancs. Et vu notre allure, tout le monde voyait que nous n’étions pas d’ici ! Ajoutez au décor les gens qui ont une arme à la ceinture, et vous comprendrez qu’on ne faisait pas les malins !

Ça ne paie vraiment pas de mine, mais qu'est-ce que c'était bon !

Ça ne paie vraiment pas de mine, mais qu’est-ce que c’était bon !

On passera sur les difficultés de la commande quand vous parlez un anglais approximatif à quelqu’un qui parle un anglais avec un tel accent asiatique que « beef »(boeuf) se transforme en « bip », mais sachez que l’on est rentrés à l’hôtel sans savoir ce que nous avions commandé !

De retour dans la chambre, nous étions perplexes, voir mal à l’aise. Il faut dire que l’arrivée à l’hôtel à été également riche en émotion. Après avoir dû choisir entre deux chambres (dont une sans salle de bain alors que nous avions payé pour), on s’est finalement installés.
Disons que notre chambre était à l’image du quartier dans lequel nous avions passé la soirée : vétuste, sale, glauque… En vrac : plafond qui s’écroulait à moitié dans la douche, moisissures sur tous les murs, poils de partout… Mais nous n’avions pas de plan bis pour les 3 prochaines nuits et on avait déjà payé.
Bon, on s’est dit que le point positif était qu’on dormait pas loin du centre historique et pour pas trop cher (par rapport aux autres hôtels de la ville, parce qu’en fait la nuit était quand même à près de 60€), et surtout à l’abri entre 4 murs.
Et bien, même pas ! Il y avait un mini-climatiseur dans le seul mur qui donnait sur l’extérieur, avec de gros trous partout autour qui laissaient passer l’air extérieur. On pouvait passer plusieurs doigts à travers le mur ! Comme il ne faisait pas très chaud dehors et bien on a eu très froid ! On va dire qu’on a été solidaires des plus démunis, bien que ce soit à l’insu de notre plein gré.
Pour ma part, je n’ai même pas tenté de me glisser sous les draps du lit pour la première nuit (et on les a fait changer le lendemain à cause de poils et autres bizarreries).

Après une bonne nuit de sommeil dans notre beau palace, nous sommes partis à la découverte de cet ville étrange. Nos péripéties de la veille ne nous avaient pas ôté l’envie de poursuivre nos escapades dans la Nouvelle-Orléans.

Direction le quartier Français ! Première surprise : vous traversez une rue et d’un coup les quartiers pauvres s’envolent. Les maisons deviennent chics, les voitures en bon état… La transition est brutale et surprenante. Plus tard dans nos ballades, nous serons amenés à marcher au travers de petites ruelles tout en faisant attention à ne pas traverser les quartiers qui sont déconseillés par toutes les sources d’informations touristiques (« attention, risque d’agression en plein jour »). Encore une fois, ça se joue parfois à une rue d’écart !

Malgré ces inconvénients, nous avons découvert une ville pleine de charmes et vraiment magnifique ! Nous étions dans un décor rétro, entourés de maisons typiques de l’époque coloniale.


L’architecture locale est très particulière : les bâtiments sont tous munis de balcons ornés de plantes et autres sortes de végétation. C’était sublime !


Le quartier français est très touristique : on y trouve des restaurants (avec parfois les menus en français !), des bars et des salles de jazz. A chaque coin de rue, on tombe sur un nouveau groupe qui se produit en plein-air.


Pas de doute, nous sommes bien au pays du jazz ! L’ambiance est festive, des gens dansent dans la rue… Il y a encore de nombreux SDF, mais bizarrement ici le sentiment d’insécurité disparait.

Nous sommes ensuite allés faire un tour au French Market. Ce marché est un des plus vieux des États-Unis : il date de 1791 ! Au départ un simple poste d’échange, il a su évoluer et résister à de nombreux ouragans et incendies, pour rester aujourd’hui une des attractions les plus populaire de la Nouvelle-Orléans.


Bon, c’est clairement un marché pensé pour les touristes plutôt que pour les habitants ! A l’intérieur, nous avons étés plongés dans les produits locaux et les spécialités culinaire à base d’alligator ! Miam Miam ! Un bon hamburger à l’alligator ça ne vous tente pas ? 🙂

Ici, l'alligator est de partout...

Ici, l’alligator est de partout…

... même dans les burgers : le Gator Burger !

… même dans les burgers : le Gator Burger !

Nous nous sommes ensuite promenés le long du célèbre fleuve qui traverse la Nouvelle-Orléans : le Mississippi !
Il ne s’est pas vraiment montré sous son meilleur jour : on a eu le droit à un Mississippi bien marron, entre autres à cause du temps pluvieux.

Le Mississippi quand il fait gris, c'est pas joli-joli !

Le Mississippi quand il fait gris, c’est pas joli-joli !

Selfie avec le Mississippi

Selfie avec le Mississippi

En fin d’après midi, nous avions envie de prendre un bon chocolat chaud dans un café pour se réchauffer après cette première journée au temps maussade. Notre recherche s’est en fait transformée en grand moment de solitude !
Dans tous les bars où nous demandions, impossible de trouver du chocolat chaud ! Peut-être que ça s’appelle autrement, mais quand vous demandez un « hot chocolate » et qu’on vous demande si c’est comme une soupe, vous comprenez que vous avez raté quelque chose !
On a fini par trouver : on nous a d’abord demandé ce qu’on voulait comme alcool dedans (on a préféré s’abstenir) et on nous l’a servi dans un grand gobelet, caché sous une bonne couche de chantilly !

Chocolat chaud à l'américaine

Chocolat chaud à l’américaine

Le 2ème jour de notre visite, nous nous sommes aventurés dans le vrai centre-ville. Ici, nous avons trouvé un autre décor, un peu plus moderne et du coup avec un peu moins de charme….

Quartier d'affaires de NOLA, c'est le surnom signifiant "New Orleans, Louisiana"

Quartier d’affaires de NOLA, c’est le surnom signifiant « New Orleans, Louisiana »

Notre balade s’est ensuite poursuivie dans les quartiers plus chics de la ville où nous avons pu admirer de belles maisons au style colonial. On se serait cru dans « Autant en emporte le vent », mais version centre-ville ! C’est un des symboles de la Louisiane, et ça nous ramène directement quelques temps en arrière, à une époque ou l’esclavagisme yvétait la norme.


Après ces jolies visites, il était temps pour nous de reprendre l’avion, direction la Californie. On retiendra de cette ville l’architecture et l’ambiance si particulières, qui auront contribué à faire de la Nouvelle-Orléans une étape inoubliable.


Petite anecdote pour finir : Si vous vous promenez dans les rues de la Nouvelle-Orléans, vous verrez sûrement des colliers de perles accrochés dans les arbres, les lampadaires ou sur des barrières. Comme nous, vous vous direz sûrement : « Pourquoi ? »
Ne cherchez plus, on va vous expliquer : pour célébrer Mardi Gras, il y a un grand carnaval dans la ville. Depuis le milieu du 19e siècle, ceux qui défilent jettent des cadeaux à la foule : colliers, bonbons, fausses pièces… C’est le détournement d’une coutume de la Renaissance européenne.

Même plusieurs mois après le défilé, les colliers sont de partout !

Même plusieurs mois après le défilé, les colliers sont de partout !

Aujourd’hui, quand une personne de la foule récupère un collier, c’est signe de chance pour lui. Du coup, tout le monde en veut ! A tel point que depuis les années 60, il est fréquent de voir des femmes montrer leurs attributs en échange de perles… Avis aux amateurs ! 🙂

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